Identifier et cibler les mécanismes de résistance au platine induits par les modifications de l’ARN dans le cancer de l’ovaire.

Promoteurs :

  • Pr Jana Jeschke, Applied Cancer Epigenomics and Epitranscriptomics Group (ACEE), Institut Jules Bordet
  • Pr Christos Sotiriou, Breast Cancer Translational Research Lab (BCTL), Institut Jules Bordet

Descriptif :

La résistance aux traitements est l’un des plus grands défis du traitement du cancer. Les processus épigénétiques, c’est-à-dire qui régulent l’activation des gènes sans modifier leur séquence, jouent un rôle clé dans l’adaptation des cellules cancéreuses aux thérapies.

Des découvertes récentes ont montré que certaines modifications épigénétiques de l’ARN, telle que la N6-méthyladénosine (m6A), constituent un niveau supplémentaire de régulation.

Dans le cadre d’un projet européen (ERC STG), nous avons acquis une expertise unique sur la m6A et son rôle dans la résistance aux traitements du cancer du sein. Nous voulons désormais exploiter cette expertise pour comprendre la résistance à la chimiothérapie à base de sels de platine dans le cancer de l’ovaire, observée chez plus de 80% des patientes.

Notre objectif est d’identifier les mécanismes et cibles thérapeutiques liés à la m6A afin de « reprogrammer » les processus épigénétiques et maintenir la sensibilité aux sels de platine.

Nos trois axes de recherche sont :

  1. De corréler l’expression des régulateurs de la m6A avec la sensibilité aux sels de platine ;
  2. De caractériser le rôle de la m6A dans la résistance au traitement à l’aide de modèles pré-cliniques de cancer de l’ovaire ;
  3. De cibler les régulateurs de la m6A pour prévenir l’apparition de résistance.