Une première révolution : le MOBETRON
A Bordet, une 1ère révolution a eu lieu il y a une quinzaine d’années, avec l’acquisition, à l’initiative du Dr Philippson, d’un accélérateur mobile de particules permettant une irradiation concentrée de la zone à traiter durant l’intervention chirurgicale : le MOBETRON. Une acquisition rendue possible par un important financement de l’Association Jules Bordet.
Des bénéfices pour les patientes
Depuis 2010, près de 1800 patients ont bénéficié de cette technique principalement utilisée sur les tumeurs du sein débutantes.
L’objectif est de pouvoir administrer en une fois la dose de radiations nécessaire et ce sans endommager la peau ni les organes avoisinants comme le poumon ou le cœur. « Nous profitons de l’ouverture chirurgicale pour placer une plaque métallique en-dessous de la zone à traiter. Cette protection et le fait que nous ne devions pas traverser la peau nous permettent de délivrer une dose plus importante et ce sans effets secondaires puisque les tissus sains sont épargnés, » explique le Dr Philippson. « Un grand changement quand on sait qu’il faut 3 à 6 semaines de traitements de radiothérapie externe pour atteindre ce niveau d’efficacité. Ici, une seule dose suffit. Cela change radicalement la qualité de vie des patientes ! »
L’irradiation dure entre 1 minute 30 et 2 minutes. Quasi rien à l’échelle d’une vie.
Une nouvelle génération : la thérapie FLASH !
Lui, c’est la nouvelle génération. Chimiste de formation, responsable du groupe de recherche en radiothérapie où se mêlent physiciens et biologistes, consultant à la NASA… le Pr Penninckx accumule les distinctions !
Son truc à lui c’est la thérapie FLASH. Une nouvelle utilisation du Mobetron pour des traitements encore plus rapides, quelques millisecondes à peine !
« L’idée de la FLASH est d’utiliser la machine d’une toute autre manière, » poursuit le Pr Penninckx. « On parle toujours d’une seule dose envoyée au patient, mais en beaucoup moins de temps. Même si on en n’est encore qu’au stade des essais, il semble que la vitesse ne propose que des avantages. Tout d’abord, la FLASH est tellement rapide que nous ne devons plus nous inquiéter des mouvements du patient lors des traitements. Plus intéressant encore, avec une telle rapidité d’exécution, les tissus sains avoisinants semblent être davantage épargnés par le traitement. »
Un traitement plus rapide avec moins d’effets secondaires, voilà la promesse de la thérapie FLASH !
Vers de nouvelles applications
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